dimanche 26 mars 2017

Brioche au cantal et à l'ail des ours


L'idée de cette brioche me vient d'Isabelle. L'année dernière, j'avais préparé sa version au parmesan et à l'ail des ours. Un régal! L'idée lui était venue d'une recette italienne dégustée au moment de Pâques, la crescia. Elle lui a ajouté l'ail des ours. Moi, je change le fromage. Un cantal entre-deux fait des merveilles.

Cette brioche est délicieusement parfumée. C'est avec de la charcuterie qu'elle est la meilleure. On peut la servir à l'apéritif et l'accompagner encore de fromage. Je l'ai mangée en guise de repas, encore tiède. Avec une salade, c'était parfait.
Dès qu'il fera beau, on pourra l'emmener en pique-nique.

Cette brioche au cantal est très moelleuse et elle le reste même le lendemain. A refaire très souvent.

vendredi 24 mars 2017

Gâteau au yaourt au caramel au beurre salé


L'idée de cette recette vient d'une discussion que j'ai eu il y a quelques temps avec ma fille. Avec son frère, ils réfléchissaient à réaliser un gâteau pour mon anniversaire. Elle voulait une recette qui en jette, mais qui soit en même temps très, très simple. Elle avait écarté l'idée d'un gâteau au yaourt d'un haussement d'épaule, en disant que c'était le gâteau que seuls les touts petits font.
Je lui ai montré que ce gâteau, qui paye peut-être pas de mine, est tout de même une excellente base pour de la pâtisserie tendance et créative. Wedding cakes, layer cakes ou cupcakes... Toutes ces magnifiques réalisations qui nous font rêver peuvent être imaginées et réalisées à partir d'un simple gâteau au yaourt.

La recette de base du gâteau au yaourt, on la connait tous. Il s'agit de faire une pâte en mélangeant 1 pot de yaourt, 2 pots de sucre (ou un peu moins), 3 pots de farine, 3 œufs, 1/2 pot d'huile et 1 cc de levure chimique. L'association du yaourt acide et de la levure chimique (ou bicarbonate) permet d'avoir un gâteau bien gonflé et moelleux. Comme il ne contient pas de beurre, on peut le garnir de différentes crèmes et mousses et le conserver au frais, sans que sa texture change.
A partir de la recette de base, on peut imaginer toutes sortes de variantes. On peut choisir différents moules, utiliser d'autres sucres, d'autres huiles, varier les farines ou en remplacer une partie par de la poudre d'amande, ajouter du cacao... ou pourquoi pas, du caramel au beurre salé.

Et c'est là, qu'on arrive à la deuxième partie de mon histoire. J'ai dû être très convaincante, car finalement, c'est bien un gâteau au yaourt qu'ils ont préparé. Ils ont choisi une recette de Christophe Adam et l'ont suivie à la lettre. Je me suis régalée d'un joli gâteau au yaourt recouvert de caramel au beurre salé. Sauf que le résultat obtenu n'avait absolument rien à voir avec la photo du bouquin. Forcément, ils étaient déçus.
J'ai bien étudié la recette et je suis arrivée à la triste conclusion que la photo n'était pas celle qui correspondait à la recette donnée. Impossible d'obtenir une jolie pâte très sombre en versant simplement un caramel dessus à la sortie du four. Je ne m'étendrais pas plus sur ce genre de pratique largement répandue, car ça n'en vaut même pas la peine.

Du coup, j'ai imaginé une recette qui pourrait donner le résultat attendu. J'ai donc préparé mon caramel au beurre salé habituel et j'ai parfumé la pâte avec. Le résultat a été à la hauteur de mes espérances. Un joli gâteau au yaourt, bien ambré, et délicieux.
Et qui pourrait dire en le voyant que c'est un banal gâteau au yaourt?

mercredi 22 mars 2017

Teurgoule


La teurgoule est un dessert normand. Il s'agit d'un riz au lait cuit au four pendant longtemps. Il est parfumé le plus souvent à la cannelle. Il n'y a rien de plus simple à préparer. Il suffit simplement d'être patient.
Normalement, il existe un plat à teurgoule, rond, assez profond et en terre. Comme je n'en ai pas, j'utilise une grande terrine. Ça fonctionne très bien aussi.

Pour m'amuser, j'ai apporté une toute petite modification à la recette. J'espère qu'elle ne choquera pas trop. En tout cas, je l'assume pleinement, car elle est totalement réfléchie. J'ai donc ajouté du bicarbonate de sodium à ma teurgoule. Qu'elle drôle d'idée allez-vous me dire!
En fait, si j'ai fait ça, c'est grâce à un concours de circonstances. J'allais préparer ma teurgoule, quand je me suis rendue compte que je n'avais plus de lait entier. En attendant de passer en acheter, j'ai fait un peu de rangement dans mon frigo et je suis tombée sur un pot oublié de confiture de lait. J'ai été vraiment surprise de la trouver parfaitement conservée.
Curieuse, j'ai fait quelques recherches, en me disant que le bicarbonate contenu dans la recette avait peut-être contribué à sa conservation. En réalité, si on utilise le bicarbonate, c'est pour la caramélisation. La belle couleur caramel de la confiture de lait est en effet due à la réaction de Maillard. Le bicarbonate est là pour favoriser cette réaction. Comme je suis nulle en chimie, j'ai rapidement plus rien compris, et je n'ai pas été plus loin dans mes recherches.
La teurgoule étant finalement faite sur le même principe que la confiture de lait (du lait et du sucre cuit longtemps), j'ai donc tenté de mettre un peu de bicarbonate. Ma teurgoule a une jolie couleur ambrée. Bon, après je ne peux pas non plus totalement affirmer que ce soit entièrement dû à mes expérimentations.

Ce que je peux par contre affirmer, c'est que la teurgoule est un dessert totalement régressif. On adore!

lundi 20 mars 2017

Mauricettes garnies pour l'apéritif


On me souffle à l’oreillette qu'aujourd'hui, c'est le printemps. Et me voilà donc partie à la recherche d'une recette printanière. Je passe toutes mes archives en revue... Les pommes et les pommes de terre, on a beau les adorer, c'est pas vraiment ce qui fait rêver pour le premier jour du printemps. J'écarte aussi le buddah bowl qui contient tomates et concombres et la tarte aux fraises... Bin, oui, sinon, on va me dire c'est pas la saison, patati et patata... 

Finalement, j'ai jeté mon dévolu sur un moment qui devrait plaire à tous, celui de l'apéritif. Profiter des premiers moments de douceur pour trinquer entre amis, c'est printanier non?
Pour que ce soit parfait, je vous propose de partager ces délicieuses mauricettes. Vous allez finir par me dire que je fais une fixation sur celles-ci (et ça doit être vrai, mais je préfère ne pas trop en dire sur le sujet!), car ce n'est pas la première fois que je vous en propose. Mauricettes et bretzels reviennent souvent sur ma table, parce que j'adore ça! Je ne compte pas le nombre de fois où je fais des apéritifs ou des plateaux télé autour de ces mauricettes. Elles connaissent toujours un grand succès.
Cette fois, c'est d'une version bouchées dont je vais vous parler, à garnir selon ses envies.
Je suis certaine que vous allez les adorer vous aussi.

samedi 18 mars 2017

Carrot cake aux noix de pécan


Le carrot cake est un des gâteaux préférés de mon fils. Régulièrement, il me demande de lui en préparer un. Je ne sais pas lui refuser ce petit plaisir. Vous pouvez retrouver ma recette habituelle ici. Son petit plus se trouve dans les pépites de chocolat. Avec son glaçage au Philadelphia, c'est délicieux.

Cette fois, je voulais utiliser des noix de pécan. Je les ai passées au four de sorte qu'elles soient torréfiées. Je les ai laissées en morceaux assez grossiers et je n'ai pas ajouté de chocolat. Le goût est complètement différent. La noix de pécan apporte beaucoup de caractère à ce carrot cake.
C'est une version que j'ai beaucoup appréciée.

jeudi 16 mars 2017

Ragoût de bœuf à la Guinness


 La Saint Patrick, c'est demain. Pour cette occasion, j'ai eu envie de vous proposer une recette inspirée de l'irish stew, le ragoût irlandais. Du bœuf, des petits légumes et surtout de la Guinness compose ce plat.
La cuisson est longue, mais il ne faut pas voir ça comme une contrainte. Sur feu tout doux, il suffira d'un petit coup d’œil de temps en temps. Le reste de la préparation est très simple et très rapide.

Durant cette longue cuisson, les arômes vont se mêler, la bière va perdre son amertume et la viande deviendra hyper tendre.

mardi 14 mars 2017

Gâteau à la polenta et confiture de limequats


Pour faire un gâteau à la polenta, il n'y a, a priori, rien de bien compliqué. Tu prends de la polenta et le tour est joué. Sauf que...
Si tu commences à réfléchir au type de polenta à utiliser, tu comprends vite que ce n'est pas si simple que ça. La polenta est toujours issue du maïs. Jusque là, tout va bien. Après, ça se complique un peu, car elle se présente en semoule (farine), plus ou moins fine avec différentes appellations... Parfois, elle est aussi instantanée pour une cuisson courte.
Pour un gâteau, il est indispensable d'utiliser une polenta la plus fine possible, sous peine d'avoir un gâteau bien croustillant sous la dent. Ça m'est déjà arrivé!

A la maison, j'avais une polenta fine instantanée et de la farine de maïs, pour le coup, très, très fine. J'ai longtemps hésité devant mes 2 paquets. Finalement, j'ai choisi la farine, que j'avais déjà appréciée dans ce gâteau. J'avais peur que ma polenta fine, malgré qu'elle soit instantanée, ne le soit quand même pas assez. Avec de la poudre d'amande, le résultat est un gâteau très moelleux et sans gluten. Le choix de la farine n'était finalement pas si mal que ça.
Ce gâteau à la polenta est délicieux et forme une base à de nombreux parfums. Je ne manquerai pas de le décliner.

J'avais acheté des limequats, une variété d'agrume entre le lime et le kumquat. La peau de cet agrume se mange et n'a aucune amertume. Par contre, pour le déguster comme ça, il faut s'accrocher, car c'est très acide. Pour les utiliser, j'ai simplement repris ma recette de confiture de kumquats. Je n'ai rien changé à la quantité de sucre et j'ai obtenu une délicieuse confiture bien acidulée, comme j'aime. Humm! J'avais dans l'idée de m'en servir dans des gâteaux et je n'ai pas résisté à en garnir mon gâteau à la polenta.